République démocratique du Congo

République démocratique du Congo

Nouveau président, nouveau régime pour la presse ?

Le départ de Joseph Kabila, qui reste l’allié de circonstance du nouveau président Félix Tshisekedi, permettra-t-il de desserrer l’étau autour des médias et des journalistes congolais ? Comme l'année précédente, la RDC est restée en 2018 le pays du continent dans lequel RSF a enregistré le plus d'atteintes à la liberté de la presse. Violences, intimidations, arrestations arbitraires, médias suspendus, pillés ou saccagés font partie de l’environnement hostile dans lequel évoluent les professionnels de l’information. La liberté d’informer est également malmenée en ligne, où internet est parfois coupé et où les réseaux sociaux sont bloqués, comme ce fut le cas lors de la dernière élection présidentielle. Les services de renseignement sont souvent à la manœuvre pour faire taire les journalistes critiques du pouvoir ou fermer des médias de manière arbitraire. La banalisation de la violence s’est développée en totale impunité, et les assassins des 10 journalistes tués pendant les années Kabila n’ont jamais été traduits en justice. Dans son discours d’investiture, le nouveau président a dit souhaiter faire des médias un véritable quatrième pouvoir. Le chantier est immense. L’adoption d’un nouveau cadre légal pour remplacer la loi de 1996, qui criminalise les délits de presse, apparaît comme un préalable indispensable.

154
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

0

154 en 2018

Score global

+0,11

51,60 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
Voir le baromètre