Papouasie-Nouvelle-Guinée

Papouasie-Nouvelle-Guinée

L’indépendance de la presse en question

Alors que la Papouasie-Nouvelle-Guinée offre un environnement législatif relativement libre pour sa presse, l’indépendance des médias pose désormais clairement question. Intimidations, menaces directes, censure, actions en justice, tentatives de corruption des journalistes… Les reporters du pays travaillent aujourd’hui dans des conditions d’autant plus précaires que les propriétaires des groupes de presse qui les emploient ne prennent généralement pas leur défense lorsqu’ils sont attaqués. Par conséquent, l’autocensure progresse et beaucoup de médias sont considérés comme des organes de communication au service de la politique du Premier ministre Peter O’Neill. Cet état de fait a été particulièrement visible lors du sommet de l’APEC (Coopération économique Asie-Pacifique), qui s’est tenu dans la capitale Port Moresby en novembre 2018, et durant lequel les journalistes qui voulaient soulever des question sensibles ont été censurés par leur direction. Durant cet événement, les autorités papouasiennes ont également été accusées de complicité avec la délégation chinoise, qui avait exigé l’exclusion de certains journalistes dûment accrédités à certains événements. Quant aux réseaux sociaux, ils se développent rapidement, mais l'avènement de Facebook a conduit à la création de nombreux comptes affiliés politiquement, dont l’activité consiste essentiellement à diffuser de la désinformation et à s’attaquer aux reporters indépendants. Les journalistes intéressés par le sort des réfugiés qui demandent l’asile en Australie restent pour leur part empêchés de mener à bien leur travail dans les camps de rétention sous-traités par Canberra sur l’île de Manus.

38
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

+15

53 en 2018

Score global

-1,49

26,19 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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