Liban

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Des médias fortement politisés, une liberté d’expression attaquée

S’il existe une réelle liberté de ton dans les médias libanais, ces derniers restent néanmoins extrêmement politisés et polarisés. Les journaux, radios et chaînes de télévision servent d’outils de communication à certains partis politiques ou hommes d’affaires. Le Code pénal libanais considère la diffamation, la calomnie ainsi que la diffusion de fausses informations comme des infractions et a une définition très large de celles-ci : en 2017, la justice a inquiété un célèbre présentateur, Marcel Ghanem, pour avoir laissé ses invités critiquer les autorités libanaises dans son émission. Les journalistes sont le plus souvent condamnés à payer des amendes ou à de la prison par contumace - bien qu’ils soient toujours susceptibles d’être envoyés derrière les barreaux -, et sont poursuivis devant les tribunaux des imprimés mais aussi par la justice militaire.
En 2018, blogueurs et journalistes en ligne ont été encore plus fréquemment convoqués par le « bureau de lutte contre les crimes cybernétiques » pour des publications sur les réseaux sociaux à la suite d’une plainte déposée par une partie privée, souvent des notables liés au gouvernement.

101
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-1

100 en 2018

Score global

+1,29

31,15 en 2018

Contacts

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