Ethiopie

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Des accusations de « terrorisme » pour faire taire la presse

Des accusations de « terrorisme » pour faire taire la presse En Éthiopie, depuis l’entrée en vigueur de la loi antiterroriste en 2009, les accusations de terrorisme sont systématiquement utilisées comme chefs d’accusation contre les journalistes. Assorties de lourdes peines de prison, elles permettent la détention prolongée des accusés. Après les purges qui ont conduit à la fermeture de six journaux et poussé une trentaine de journalistes à l’exil en 2014, la situation ne s’est guère améliorée. Au contraire : un nouvel état d’urgence de six mois a été décrété fin février 2018 laissant présager que le gouvernement aura toute légitimité pour interdire de regarder ou écouter certains médias et arrêter des journalistes critiques du pouvoir. Internet et les réseaux sociaux sont régulièrement coupés. Menaces physiques et verbales, procès arbitraires, condamnations… toutes les méthodes sont bonnes pour réduire la presse au silence.

150
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

0

150 en 2017

Score global

+0,17

50,34 en 2017

Contacts

  • 0
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