Brésil

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Une période sombre qui s’annonce

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Menaces, agressions, assassinats... Le Brésil demeure un des pays les plus violents d’Amérique latine pour la pratique du journalisme, et les professionnels des médias y sont régulièrement assassinés pour leur travail. Dans la plupart des cas, ces reporters, animateurs radio, blogueurs et autres acteurs de l’information tués couvraient et enquêtaient sur des thèmes liés à la corruption, aux politiques publiques ou au crime organisé, plus particulièrement dans les petites et moyennes villes du pays, dans lesquelles ils sont plus vulnérables. L’élection de Jair Bolsonaro en octobre 2018, après une campagne marquée par les discours de haine, la désinformation, les violences à l’égard de journalistes, et le mépris des droits de l’Homme, augure d’une période sombre pour la démocratie et la liberté de la presse. Le paysage médiatique reste par ailleurs très concentré au Brésil, autour notamment de grandes familles d’industriels, souvent proches de la classe politique. Le secret des sources est régulièrement mis à mal dans le pays et de nombreux journalistes d’investigation sont visés par des procédures judiciaires abusives.

105
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-3

102 en 2018

Score global

+1,59

31,20 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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