Bangladesh

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Recrudescence des atteintes à la liberté de la presse sur fond de durcissement politique

Les journalistes bangladais figurent parmi les premières victimes collatérales du durcissement du pouvoir de la Ligue Awami et de sa cheffe, la Première ministre Sheikh Hasina. La campagne en amont de sa réélection, fin 2018, s’est accompagnée d’une inquiétante recrudescence des violations de la liberté de la presse : violences perpétrées par les militants politiques contre les reporters de terrain, blocage arbitraire de sites d’information, arrestations arbitraires de journalistes... Le photoreporter Shahidul Alam, internationalement reconnu, a ainsi passé plus de 100 jours en prison pour des motifs parfaitement fallacieux - un exemple emblématique de l’instrumentalisation de la justice pour faire taire les voix dérangeantes. Nouvelle arme au service du pouvoir exécutif : la loi sur la sécurité numérique, adoptée en octobre 2018, qui prévoit des peines allant jusqu’à 14 ans de prison pour “propagande négative”. De leur côté, les milieux fondamentalistes islamistes n’hésitent pas à harceler ou à abattre journalistes et blogueurs qui oseraient défendre une vision trop laïque de la société.

150
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-4

146 en 2018

Score global

+2,12

48,62 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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