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14 avril 2016

L’avocat des droits de l’Homme Chen Guangcheng et RSF appellent à la remise en liberté de la chinoise Gao Yu pour raisons médicales

Alors qu’approche le premier anniversaire de la condamnation à sept ans de prison de la journaliste chinoise Gao Yu, le 17 avril 2015, Reporters sans frontières (RSF) joint sa voix à celle de l’avocat Chen Guangcheng, exilé aux États-Unis depuis quatre ans, afin d’appeler les autorités chinoises à autoriser Gao Yu à se faire soigner en Allemagne. RSF relaie une vidéo dans laquelle l’avocat appelle à une mobilisation mondiale pour soutenir la journaliste.

Nous appelons la communauté internationale à se mobiliser pour soutenir Gao Yu et obtenir des autorités qu’elles l’autorisent à bénéficier d’un traitement médical, déclare Benjamin Ismaïl, responsable du Bureau Asie-Pacifique de Reporters sans frontières. L’opération policière menée par une vingtaine d’agents au domicile de Gao Yu, le 31 mars dernier, est le message inverse de celui que nous attendons. Pékin doit respecter ses engagements.”


Dans la vidéo, Chen Guangcheng s’adresse au Parti communiste, et l’enjoint à honorer ses promesses: “Vous vous trompez si vous pensez que vous tirerez un bénéfice en trahissant ouvertement votre parole.


En février dernier, l’avocat de la journaliste, Shang Baojun, avait attiré l’attention sur le refus des autorités de laisser Gao Yu sortir de Chine et de lui allouer, comme elles s’y étaient engagées, la somme d’argent nécessaire à son traitement médical. La journaliste serait atteinte d’adénopathie, terme médical désignant une augmentation anormale du volume du ganglion lymphatique, imputable à une infection, un syndrome inflammatoire, voire à une tumeur cancéreuse. En détention, elle avait fait plusieurs malaises cardiaques, un problème dont elle souffre depuis sa première incarcération en 1989.


La Chine se situe à la 176e place sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2015 établi par Reporters sans frontières.